Un seul plat pour l'instant : la frita, tomates et poivrons mijotés à l'huile et à l'ail, puis réduits en compotée. La recette tient en quelques lignes dans les papiers de Jane ; j'en ai fixé les quantités.
La frita est un plat de la cuisine pied-noir. L’ail roussit quatre à cinq minutes dans l’huile, puis viennent les tomates pelées, les poivrons verts en lamelles et deux piments de Cayenne entiers. Vingt minutes à couvert, et autant à découvert : c’est l’évaporation qui fait d’une sauce tomate une compotée, prête quand l’huile remonte sur les bords. Elle ne contient aucun produit animal, se mange chaude, tiède ou froide, et se garde trois jours au réfrigérateur. Tomates et poivrons sont des légumes de plein été ; c’est à cette saison qu’elle a le plus de goût.
Pas toujours. Un plat végétarien tient lieu de plat principal quand il réunit des légumes, un féculent et une source de protéines : œufs, fromage ou légumes secs. La frita seule est plutôt une entrée ou un accompagnement. Avec du pain, et des œufs cassés dans la compotée chaude puis couverts jusqu’à ce que les blancs soient pris, elle devient un plat complet.
Deux recettes rangées ailleurs s’en passent aussi : le gratin dauphinois, fait de pommes de terre, de lait et de crème, et le gratin de macaroni, tant qu’on n’y met pas le jambon proposé en option. Ni l’un ni l’autre ne vient des papiers de Jane.