Notre histoire

Jane

Jane, c’est ma grand-mère. Elle s’appelait Jane Ropital, née Dupuis. Veuve de mon grand-père Marcel, elle s’est éteinte en novembre 2025, à 87 ans, en Bretagne — à Saint-Quay-Portrieux, où elle avait passé les dernières années de sa vie. Ce site lui est dédié.

Elle a passé sa vie à cuisiner, et pendant cinquante ans, elle a consigné ses recettes dans un cahier — celles qu’elle apprenait, celles qu’elle inventait, celles qu’elle transmettait à ses enfants et petits-enfants. Ce cahier, avec ses taches de beurre, ses annotations au crayon et ses recettes datées, c’est le socle de ce blog.

Son père

Le père de Jane était Meilleur Ouvrier de France en pâtisserie et Compagnon du Devoir. Il a passé sa vie professionnelle dans une grande pâtisserie parisienne. C’est de lui que Jane tient deux choses fondamentales :

  1. La rigueur du geste. La pâtisserie ne pardonne pas. On pèse, on respecte les temps, on ne triche pas.
  2. Le respect du produit. Un Compagnon ne gâche rien. On utilise du beurre de qualité, on ne prend pas de raccourcis, on assume ce qu’on met dans l’assiette.

Ces principes traversent tout ce que Jane cuisinait — pas seulement la pâtisserie. Et je les tiens d’elle, comme elle les tenait de son père.

Le petit glouton

Jane avait un Yorkshire, que nous appelions tous « le petit glouton ». Il vivait sous ses pieds, dans la cuisine, à l’affût de la moindre chute d’aliment. Il faisait partie du décor autant que la cocotte en fonte et le rouleau à pâtisserie. Vous le retrouverez dans chaque recette — il a droit à sa ligne à la fin, comme un clin d’œil à ce qu’était la cuisine de ma grand-mère : jamais complètement solitaire, toujours partagée.

Ce blog

Ce blog n’est pas une entreprise. C’est un travail de mémoire. Je publie ici, une par une, les recettes de son cahier — les grands classiques, les gestes hérités du père, les inventions du dimanche. J’essaie d’être fidèle à sa voix, à sa précision, à sa manière.

Merci de nous lire.

— Guillaume